Le « Fair Play » dans la Musique, Belamy Paluku cède son trophée à Mufiritsa

Belamy est l’un de rares artistes musiciens de goma étant complet. Il vient d’être célèbre par un geste qu’il vient de poser avant la fin de l’année 2017. Son « Fair Play » lors du dernier The Ub Award en Décembre dernier lui vaut le titre du Meilleur Mécène de l’année 2017. Il a une carrière folle d’expérience mais avec moins de productions. Aussi il se démarque dans la musique locale comme étant le seul qui ne cite pas les noms de gens dans ses chansons.

Il commence à chanter en 2000 quand il entre en première année à l’ITIG/ Don Bosco (Institut Technique Industriel de Goma). Là, il se rappelle de ses premières prestations avec sa classe lors de concours de chant de Noël organisé par l’école. Ainsi il poursuivra cette envie de chanter dans le groupe religieux catholique « GEN FOCO » œuvrant au sein du mouvement de FOCOLARI.

Mais la musique étant dans son cœur et non dans ses rêves comme il avoue : « la musique auparavant n’avait jamais été mon rêve ». Seulement une détermination lors de concours de chant qui lui releva qu’il pouvait composer, chanter et interpréter les chants. Et cela c’était en 2003.

Début de carrière avec multiples responsabilités

En 2013, Belamy commence sérieusement sa carrière musicale. Mais en réalité, c’est dans le groupe GEN FOCO qu’il découvre réellement qu’il pouvait être chanteur. Et c’est dans ce même groupe qu’il sent l’envie de se définir comme vrai chanteur et musicien. « Il fallait, dit-il, que je me définisse pour rester musicien ». Et cet élan lui avait valu une représentation à Bujumbura (Burundi). Durant un mois, il ne travaillait rien que sur la musique avec d’autres jeunes de « GEN GROSSO » toujours dans le cadre religieux. Il ajoute : « la musique, c’est du travail et elle demande toute l’attention du musicien pour qu’elle grandisse ». Ainsi « il ne faut jamais mélanger la musique avec autre chose ». il se rappelle aussi que dans le groupe GEN FOCO, ils avaient beaucoup dépenser pour que leur musique trouve de la surface.

Après qu’il soit déterminé à suivre et faire sa propre carrière solo, il est nommé Directeur et Pédagogue au foyer culturel de Goma (Maisons des Jeunes). Pour lui, ce sont ces multiples qui lui ont refusé une productivité qui devait cadrer avec son talent, « j’étais tellement stressé quand je devais mêler les activités : concerts, composition, voyage, enseignement,… j’étais parfois contré d’annuler ou reporter mes concerts pour voyage ». Et du coup, « j’étais moins productif ».

The Ub Award, une expérience de plus

Belamy est la meilleure voix masculine et le meilleur artiste musicien lors de la soirée The Ub Award 2017. C’était à l’unanimité qu’il avait reçu le trophée de « The Best Music Artist » car il avait fait une prestation hors pair. Mais qu’il a par « Fair Play » du remettre à Fabrice Mufirista qui fut désigné par l’organisation après une semaine. Chose que certains musiciens de Goma n’ont pas digéré car ils étaient absents de la fameuse cérémonie, déclare un des lauréats de The Ub Award. Mais aussi parce qu’il est aussi jugé par certains fans de la musique comme un oublié du monde digital car quasiment il n’est pas actif sur la toile et sur les grandes plates-formes de l’internet. Mais Belamy de son côté, lui, voit un nouvel avenir et il a un grand espoir dans cet événement annuel : The Ub Award. « C’est une bonne initiative pour la ville de Goma et ses environs » et il ajoute : « on est à la phase de création, c’est pourquoi il faut être tolèrent ». C’est avis est partagé par les autres nominés de The Ub Award qui sont confiants que cette année cet événement connaîtra un succès énorme. Mais une chose avait capturé Belamy ; il faut qu’il reprenne sa place sur scène.

2018, une année purement artistique

 Même si Belamy a multiples responsabilités ; il est déjà père d’un enfant mais aussi coordinateur de BelaZik asbl, il s’est dit déterminé d’être très productif et très présent sur la scène musique locale, nationale et pourquoi pas internationale. En s’inspirant de ses voyages en Belgique et de ses contributions et partage avec les jeunes belges sur la musique de Goma, il sent vraiment obliger de s’imposer sur la scène musicale. Ainsi il aimerait corriger les erreurs qu’il avait due commettre  les années passées. « je veux reprendre ma place sur scène en 2018 », il a remarqué au cours de ses deux dernières prestations qu’il avait déjà manque son public. La première prestation est celle durant la soirée The Ub Award le 24 Décembre et l’autre à BelaZik dans une autre soirée le 31 Décembre. Parce qu’aussi quand il est sur scène et qu’il réalise une belle prestation ; il est tellement joyeux. « Mon plus grand moment, c’est quand je réalise une belle prestation ». Il veut se sentir plus que joyeux année, il nous prépare plusieurs bombes pour reconquérir les cœurs de ses fans longtemps abandonnés.

Un œil sur les artistes de Goma

Belamy est l’un des artistes musiciens de Goma qui possède son propre studio au standard international. C’est pourquoi il aimerait poser un œil sur les artistes de Goma. Il leur demande seulement de prendre la musique au sérieux mais aussi il ajoute : « il n’y a pas des privilèges pour les artistes qui veulent devenir des stars, il faut travail et ainsi avoir les mérites qu’ils envisagent ». mais aussi qu’il ne faut rien négliger sur son parcours car « la musique n’est jamais seule. Elle dépend aussi de la base intellectuelle du musicien et de la politique du pays ». Il ne manque de dire que BelaZik a été sa propre et grande réalisation, « c’était magique ! C’était magnifique ! ». C’est ainsi qu’il s’exclame quand il se remémore son ouverture car, selon lui, c’est une réalisation qui avait connu beaucoup de sacrifices et de dévouements énormes. Pour continuer dans l’industrie de la musique, il a dû refuser plusieurs propositions de postes pour ne fut-ce que s’y concentrer et y consacrer tout son temps. Il est licencié en Relations Internationales. Belamy est le maitre de son destin, c’est pourquoi il travaille nuit et jour pour vivre de sa musique et rappelle : « tout ce que je suis c’est moi et rien que moi ».

Prosper MUNDA

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